Freitag, 7. September 2007
Ouvrir son coeur...
Aujourd'hui 16 juillet. Ma chambre va bientôt être retapée... j'ai l'impression que le fait qu'on la refasse va "nettoyer" tout ce qui s'est passé dedans...Hier, j'ai ouvert mon coeur à quelqu'un d'une façon que je n'aurais pas cru possible. Je l'ai ouvert comme ce 7 juillet, mon 4e jour de stage, les larmes en moins...Ce que je ressens est une liberté, un soulagement, comme si je m'avais libéré de plusieurs années d'entraves ...Je pensais que ça allait être difficile... ça l'a été au début. Dur à commencer...ensuite la libération.Et toujours pas de photos...
7 juillet : Pleurs et disponibilité
Mon carnet est, à ce stade, ponctué de pages vides, sur lesquelles s'accumulent les post-it. En effet, j'étais tellement fatigué le soir que je me suis retrouvé décalé d'un jour pour raconter mes journées dans le journal. Flemmardise ou fatigue profonde, j'ai préféré me tourner vers ces grands post-it jaunes qui me rappellent en quelques lignes les évenements de la journée.Pour ce jour-ci, un oeil extérieur ne lirait que quelques gribouillis fait à la va-vite, mais pour moi ces gribouillis me replongent dans un souvenir pas vraiment plaisant, que je n'avais jamais osé déballer devant quicqonque. C'est pourtant ce que j'ai fait, et devant 16 personnes...
La journée débute comme toutes les autres : quelques exos de respiration et toujours cet exo marche-stop, que je trouve génial. On enchaîne avec des exercices sur la marche au ralenti (qu'on a déjà fait les précédents jours, mais j'oublie de le dire ^^), avec quelques variantes: on devait choisir une phrase de notre pièce que l'on devait répéter très vite en marchant lentement, que l'on devait répéter très lentement en marchant très vite (marcher, hein, pas courir!)......Et là je me demande si je ne me suis pas trompé de jour. Je revérifie mes note... Bah de toutes façons, je vais tout raconter... Donc au final je n'aurais rien oublier... Quand je vous disais que j'étais crevé!!! J'étais même pas capable d'écrire ce que je faisais dans la journée!!...Bref.On passe ensuite au "jeu de l'objet". Chacun devait apporter un objet qu'on mettait tous au centre du plateau. Ensuite on devait choisir un objet, qui n'était bien sûr pas le nôtre et on devait se l'approprier : devant tout le monde on devait convaincre que cet objet était le nôtre.Pour information, j'avais apporté un plan de métro. Pourquoi un plan de métro? Mon amoureuse de maternelle que je n'avais pas vu depuis 10 ans et avec qui j'avais passé une après-midi 2 jours avant mon départ me l'avait donné... ça me rappelle qu'il fautque je la rappelle... Ah souvenirs...Mais on s'éloigne de notre sujet.J'ai pris la marmotte d'Isabelle... On était pas sensé savoir qui l'avait apporté mais je l'avais vu la sortir. J'ai donc pris la marmotte. 5 minutes pourréfléchir...et ensuite passer devant tout le monde. A mon ordinaire, j'ai joué le volontaire. Je commence donc à présenter mon objet. Dire que je l'ai eu à ma naissance, etc... et là, je ne sais pas pourquoi, je me remémore un souvenir assez désagréable. Et au lieu d'arrêter (ce que j'aurais dû faire), j'ai continuer sur ce sujet.j'ai vite arrêté, une boule dans le ventre et les larmes aux yeux. Je n'ai pas convaincu grand monde (4...mouarf!) et là Jérôme de me dire "Tu ne quitteras pas le plateau tant que tu ne t'es pas calmé... Laisse sortir, ça sera mieux". Mais il ne l'a pas dit d'un ton autoritaire, plus sur celui de la compréhension... Enfin là, rien qu'à le raconter de nouveau je me sens extrémement stupide...J'ai donc laissé sortir. A pleurer, assis par terre, la tête dans les mains, à me montrer à vif devant tout le monde. M'ouvrir comme ça... Je n'aurais pas cru ça possible. J'ai donc repris sur moi même, à plus m'écouter qu'à écouter ce que disait Jérôme... Je me suis sentis un instant comme si je m'étais humilié publiquement, mais ensuite, j'ai senti un profond bien être... Là encore, là tout de suite, je m'ouvre comme jamais je n'aurais osé le faire...
Tout le monde est passé. Certains ont vraiment convaincus d'autres...pas du tout ^^. Surtout parceque les histoires étaient invraisemblables. C'était un exercice vraiment interressant et surtout...je me suis ouvert. J'en retire beaucoup de positif...
On est passé ensuite à un exercice sur les émotions. Je me suis retrouvé avec une personne qui, à mon sens, en fait trop. Déjà dans sa façon d'être. Sivous ne suivezpas le sens de sa conversation, bah tant pis pour vous. ça n'empêche que cette fille avait ses bons côtés... Donc je me retrouve avec cette fille pour cet exercice. Le principe est simple. On est assis face à face sur une chaise et on ne doit pas bouger. Juste faire transparaître les émotions sur notre visage. La peur mêlé à la colère. Au fur et à mesure des indications de Jérôme, on devait détester la personne devant nous, celle-ci pouvant aller jusqu'à nous détruire... Le travail de concentration était vraiment énorme. Lorsqu'il tapait dans ses mains, on devait avoir la réaction la plus sincère possible. Réagir comme on pourrait le faire dans la vie de tout les jours. Et le fait est que cette fille m'a fait rater cet exercice. Pour la peur, elle s'est barré de sa chaise en hurlant partout. Peut être qu'elle fait ça dans ces moments là, mais moi, ça m'a déstabilisé. Impossible de faire quelque chose de sincère. Puis on a fait l'amitié, la personne en face de nous était une amie d'enfance qu'on avait pas vu depuis une éternité. J'ai tout de suite vu ce qu'elle allait faire...ça n'a pas loupé, elle s'est jeté dans mes bras. Une vraie héroïne de sitcom...^^ De mon côté je voulais rester sur ma chaise, un peu mal à l'aise, ne sachant pas quoi dire, ni faire... En même temps j'avais eu avant de partir une expérience similaire (Si si, la fille avec le plan du métro...rappelez-vous!). Bref elle m'a pété quelques cervicales, mais je m'en suis sorti... Enfin pas pour l'exercice... Tant pis, rien ne m'empêche de le refaire...
Ensuite a suivi un autre exercice: la moitié du groupe sur le plateau, l'autre assis et attentif. Bien sûr, j'étais sur le plateau. Jérôme nous demande alors de marcher comme si on le faisait dans la rue...et rien d'autre... Bon, ça semble tout simple. Tout le monde sur le plateau s'exécute. Jérôme nous demande d'arrêter et de nous asseoir, pendant que l'autre moitié va sur le plateau. Pendant qu'on marchait, les élèves nous ont observés, et ont choisis une personne qu'elles allaient copier. A nous de nous retrouver. Le groupe se met en marche et je me suis reconnu tout de suite... Et sincerement, ça m'a fait un peu peur (et surtout rire...).et lorsqu'Axel a fait un volte-face en arrivant vers le mur, il n'y avait plus de doute possible... Finalement, tout le monde trouve son clone, avec plus ou moins de succès. Les personnes sur le plateau devaient dire les gestes qui nous caractérisaient... Alors moi ma tête n'ai pas au même niveau quand je marche, je me tiens droit, et j'ai que les avant-bras qui bougent, avec un regard hyper concentré... Ce qui est tout à fait vrai... Bien sûr après, on inverse les rôles... Et comme il y avait une personne en plus chez eux, j'ai pris une 2e personne... L'exercice s'est bien passé, les personnes que je clonais ont rapidement trouvé. On fini notre matinée là-dessus.
L'après-midi a été consacré aux répétitions et mise en scène... Mais je n'ai rien fait du tout. L'écoute et le fait de voir les autres jouer est très enrichissant, on voit comment font les autres, les choses qu'on pourrait travailler... Même en ne faisant rien, on apprend!!!
Je rentre exténué chez moi après avoir répété un peu avec Sterenn. On va repasser demain et on a essayez de bien travailler nos personnages. Pourquoi ils disent ça, pourquoi ils pourraient faire ce mouvement, ainsi de suite... beaucoup de travail donc... Arrivé à la maison (tiens..."la maison"...marrant...), je me jette sur le canapé à me regarder des émissions plus daubés les unes que les autres... Je débranche le cerveau, et ça fait un des ses biens!!!! Tout y passe...mais je vais pas dire les titres, certains pourraient aimer ces séries ^^... Après un rapide repas et l'appart pour moi tout seul (la famille est partie!!! Bonheur suprême!!) je repense à cette journée. Dure, mais toujours aussi enrichissante... Ce stage m'apporte tellement... Et je n'en suis qu'au 4e jour...
Montag, 3. September 2007
Et le stage continue...
A dijon la vie reprend lentement son cours... assez difficilement je dois l'avouer. Mais je pense y revenir plus tard...
6 juillet : A l'aveuglette...
Cette journée fut l'une des plus enrichissantes et sûrement la plus exténuante du stage. Enfin je dis ça, mais le stage est loin d'être fini, bien au contraire...Toujours quelques exos de respiration et de marche-stop, suivit très rapidement par le "jeu de balle". Un cercle, une balle est placée dans la main droite d'un élève qui doit la placer dans sa main gauche pour la passer à l'élève suivant. Simple aux premiers abords, mais quand ça va super vite et que plusieurs balles sont mises dans le cercles dont une à contre sens, il faut se concentrer!! Suit une variante ou l'on choisit à qui l'on envoie la balle et ensuite on va à sa place... Surveiller donc son envoyeur et son receveur... Pareil, ça semble simple, mais quand ça va super vite (Jérôme donnait la cadence) et que plusieurs balles entrent en jeu...dur à suivre!!! Concentration et disponibilité!!Puis un cercle toujours, mais derrière nos chaises. Le but de l'exercice était d'amener sa chaise au milieu sans faire le moindre bruit, si possible tous ensemble... Un seul bruit et on devait tous recommencer... On a dû recommencer une bonne dizaine de fois... Une fois au centre, la surprise fut qu'on devait faire l'inverse... Et si on se loupait, on recommençait tout depuis le début... Heureusement on s'est pas loupé.
L'exercice (plus exactement, les exercices) d'après fut l'un de ses exercices qui vous reste gravé en mémoire et qu'on aimerait refaireavec ses potes... Tout commence avec Anna: un aveugle et un accompagnateur (jai commencé accompagnateur). Tout les groupes sont sur le plateau et on doit diriger notre aveugle sur tout le plateau. Travail sur la confiance en l'autre. C'était assez difficile mais vraiment super. On a bien sûr inversé les rôles, et c'est vrai que c'est dur de placer sa confiance en quelqu'un même si on veut absolument le faire... Les bruits qui nous entourent, le changement de lumière (oui on le voit avec les yeux fermés) les frôlements... On reste crispé quoi!Puis Jérôme s'est mis à un bout de la salle et nous a demandé de conduire le plus rapidement possible notre aveugle jusqu'à lui... Evaluation des distances... Quand on a les yeux fermés, c'est trop trop dur!!! Mais bon je m'en suis bien sortit... Inversion des rôles et après il fallait le faire...seul... Là on se rend compte que l'évaluation des distances est très difficile... Je suis arrivé à 2 pas du prof, d'autres à plus de 5, d'autres se sont complétement écroulés sur le prof, d'autres partaient trop sur le côté et se sont pris des murs... Cet exo était trop dur!!!La dernière variante...celle qui me donne envie de recommencer avec des potes... Jérôme ferme le plateau avec des chaises, pour faire une sorte d'arène. Deux personnes sont à l'intérieur, chacun dans un coin opposé. L'un joue le chasseur...l'autre la proie... Contrainte : vous l'aurez compris, les deux ont les yeux fermés!!! Je me suis bien sûr porté volontaire et je suis tombé chasseur. Au signe du prof je me suis approché de ma proie à toute vitesse et me suis arrêté dans mon mouvement, me mettant accroupi pour être à l'affut du moindre bruit... Je ne sais pas ce que ça donnait de l'extérieur, mais bon la chasse fut assez longue... Pour le faire bouger, je lançais mes chaussures... Je l'ai finalement attrapé...Nous avons eu droit à de splendides parties de chasses, certains passant juste à côté sans se faire prendre. Certains se couchaient le long du mur, s'accroupissaient dans les coins... Charlotte nous a donné le plus beau spectacle, grâce à elle, plusieurs autres couples sont rentrés sur le plateau...Et là c'était super... Tout le monde s'est trouvé, et Charlotte et Paco était encore en jeu... Au final elle s'est jeté dans la gueule du loup...Dommage, mais c'était super à regarder. On finit notre matinée sur cet exercice.
Dès le début de l'aprem, les gens qui n'étaient pas passé pour l'impro sont donc passé...et ensuite on a présenté le travail qu'on avait fait. Et "oh mon dieu"... Ce fut...exténuant. Comme toujours je me présente comme volontaire avec Sterenn (quoi voulait passer, sinon je n'y serais pas allé). On montre donc ce qu'on a fait. On a fait un filage jsuqu'à la fin. Jérôme commencent à nous descendre en flèche... Comme j'ai tellement à apprendre, j'écoutais. On recommence donc.
Pour vous donner une idée, j'avais plus de 40 lignes de textes que je savais déjà depuis hier... En45min/1hon a travaillé...6 lignes. Jérôme n'arrêtait pas de nous...euh de me reprendre. "Fais pas de scories" ou encore un "FORMIDABLE!! Tu vas me le faire autrement". j'ai manqué me prendre une bouteille en pleine face à cause des choses que je devais arrêter. J'ai jamais autant appris en si peu de temps... Mais quel mal de tête!!! D'autres groupes sont passés, et la journée s'est terminée...
Mais pas pour moi. Sitôt sorti, coup de fil à Clara (rappelez-vous...le 2e jour...) pour aller voir La Guerre des Mondes. Arrivés aux Halles on se rend compte que les 2 séances sont complètes. La prochaine était à...21h45 (il était 19h10)... Tant pis on en a profité pour se faire un Flunch et pour discuter comme jamais... Finalement on se retrouve dans la queue, on rentre dans une salle de taille...assez grande. Presque plus de place...reste le 2e rang...
Ce film m'a foutu la trouille comme jamais. Clara étant à côté de moi et étant aussi du genre à serrer très fort quand elle a peur, je me suis retrouvé sans jambe et main gauche au bout d'une heure. Pour résumer ce film sans trop en dire, je l'ai trouvé bon jusqu'à la fin... La fin est assez naze et bien trop américaine à mon goût... Par contre ça suit le bouquin et ça c'est un plus... Quelques trucs aussi un peu gros, mais dans l'ensemble j'étais completement dans le film... Je conseille donc, mais la VO seulement et avec un son digne de ce nom (allez donc à Paris en fait... ^^). Oui, je conseille ce film parceque on passe quand même un excellent moment...
On sort donc du film à se remémorer tout les passages (et moi de me masser la main et la jambe...m'en fiche je lui ai fait pareil ^^) et à se demander ce qu'on ferait en pareil cas... Y a pas à dire... Tom Cruise à une sacré présence d'esprit!!!On chope un des derniers métros, dans la même rame, elle s'arrêtant deux arrêts plus loin... Il est minuit passé quand j'arrive à l'appart, mais pas envie de me coucher... J'en profite pour me prendre une douche et le son que font les machines dans le film à soudainement retenti dans l'appart. J'ai sursauté de frayeur, me rendant compte après que ce n'était qu'une canalisation... Quelle frayeur... Je me pose sur mon lit et s'en m'en rendre compte, je m'endors, repensant à tout les évenements de la journée...
Mittwoch, 29. August 2007
2e jour aux cours Florent
Les photos du stage ne vont pas tarder à arriver, j'ai hâte de les voir!!! On passe au 2e jour du stage, et là, la difficulté est montée d'un cran...Surement la journée la plus longue à lire...
5 juillet: Mission Impro-ssible
La 2e journée commencent sur les chapeaux de roues: exo marche-stop, suivi de quelques exos assez physique: suivant un ordre ou un son, on devait accomplir une action : danser à la Michael Jackson, se faire tirer dessus, sauter au sol pour éviter un avion qui passe en rase motte. Puis un autre exercice, toujours sur le même schéma: un claquement de main correspond à un claquement de main de notre côté (tous ensemble), pareil avec un claquement de doigts, 2 claquements à 1/2 tour, la main au dessus signifiait que l'on devait se baisser et la main en dessous, il fallait sauter. Assez simple jusqu'à ce que le rythme s'accélère et que les éliminations commencent. A la fin nous sommes arrivés 3 ex aequo. c'était crevant! Puis il fallait faire une suite de mouvements de plus en plus vite: debout, penché en avant, couché, on se relève penché, debout de nouveau, sur la pointe des pieds les bras en l'air, debout, etc... Quand les claquements se font toutes les secondes, c'est assez dur à suivre... Cet exercice était éreintant...
On passe ensuite au jeu du briquet. Une table, deux personnes, un briquet au milieu de la table. Un claquement de mains pour le prendre, deux (assez espacés) pour ne pas le toucher. Esquisser un mouvement pendant les 2 claquements équivaut à l'élimination! Pour ceux que ça interresse, j'ai été éliminé au...2e tour. Quand on regarde ça, on se demande à quoi tout cela pouvait servir... C'est tout simple: c'est un travail d'écoute et de concentration... Tout ce que nous faisons ont pour but de nous rendre plus disponibles, de nous ouvrir à ce que l'on nous demande. En y réfléchissant, le théâtre (et le cinéma encore plus!) ressemble à de la prostitution mentale: on te demande une chose que tu dois accomplir dans la seconde.. Bizarre, c'est vrai, mais le peu que j'ai fait jusqu'à présent est extrémement plaisant!!
L'exercice suivant fut vraiment interressant, car l'approche qu'on en faisait était différente selon la personne concernée: tout le monde sur le plateau en cercle. Jérôme transmet une sensation (en 1er le froid) et la personne devait ressentir la sensation à partir de l'endroit touché. Comme l'a justement dit Jérôme: "On dépose le cerveau et on se concentre sur ce que l'on fait. Se rendre disponible!!!". Anna à réussi à me faire froid dans le dos. Le froid donc, mais aussi la chaleur et la douleur. Voir comment les autres réagissaient fut extrêmement enrichissant: pour le froid, autant certains bougaient, autant d'autres se recroquevillait sur eux-mêmes... Enfin, Jérôme donnent les textes que nous devrons présenter le dernier jour: pas de choix de partenaires, les groupes étant déjà fait. Au programme: du Labiche ("Les deux timides"), du Marivaux ("L'île aux esclaves"), du Molière et du Carlo Goldoni ("Les tracasseries domestiques") sur lequel je suis tombé. Je ne connaissais pas du tout. Je me suis retrouvé avec Sterenn, une fille de la Réunion qui est venue à Paris tôt dans son enfance. Elle garde un sourire de façon permanente et pour ça présentation, elle m'a parue assez fragile, mais cette fille est très sympathique. Donc "Les tracasseries domestiques". Pièce comique qui semble assez simple aux premiers abords... Comme je me trompe...
Jérôme file pour certains les pièces complètes (on ne travaille qu'une scène, souvent la scène I de l'acte I), car à son sens, "ça ne sert à rien de travailler un morceau de pièce si on ne la connait pas". Je mets dans mon sac la pièce de Goldoni et tout le monde se retrouve pour manger un morceau.
L'après-midi fut consacré tout d'abord à la lecture des pièces. Jérômea bien choisit ses duos, car c'est comme si les personnages avaient été fait pour nous... Ce prof déborde d'énergie et de vitalité, s'en est épatant... Une fois les lectures faites on passe à ce que sera une des meilleures expériences du stage: l'improvisation. Quand il a annoncé ça, ça m'a terrifié...
Axel (la 1ère personne à qui j'ai parlé) passe en 1er. Il doit attendre un coup de téléphoned'une importance capitale comme si ça vie en dépendait...et l'impro commence 1h après que l'appel aurait dû se faire...on passe à 2h, puis 3... Voir l'évolution de l'attente, des émotions qui le traversaient, fut un réel spectacle. Puis il demande à 2 personnes de monter sur le plateau. Je me porte volontaire, suivit de Cédric, personne timide aux premiers abords (venant de Guadeloupe) mais super gentil. Notre exo est simple : nous sommes les 2 frères les plus unis de la planète et l'impro commencent 2h après notre plus violente dispute. Une seule contrainte: aucune parole. On devait être pétrifié d'étonnement, vu les rires qui ont retentis. Moi qui avant la contrainte avait des idées plein la tête, je me demande comment on va faire...Et comme c'est de l'impro, pas le droit de se concerter!
L'impro commence. Cédric fait en sorte de se rapprocher de moi, mais je m'écarte de lui et m'assoit sur une chaise, lui tournant le dos. Il se rapproche de nouveau, et je m'éloigne de lui toujours avec la chaise. Il prend alors deux chaises, s'assoit sur une et pose les pieds sur l'autre... Sans se concerter nous avons ensemble ouvert une porte dans laquelle nous nous sommes engouffrés. Je me tourne vers lui, voit ce qu'il fait. je prend 2 chaises m'assoit sur la mienne et pose un pied sur chaque chaise. Lui de me regarder, de faire avec ses chaises un obstacle et sauter par dessus. Moi de faire de même mais avec un obstacle plus gros, etc...Une compétition entre les deux frères, qui nous amenaient de nouveau vers l'union fraternel d'avant la dispute. Jérôme nous demande de conclure. Et moi d'amener une chaise sur laquelle on aurait du poser nos pieds. Mais je me suis mal débrouillé et on a du arrêter avant. Beaucoup de positif sur ce qu'on a fait. Tout le monde avait le sourire et Cédric et moi de nous féliciter mutuellement. A peine assis je veux recommencer. Les impros continuent : un couple après leur plus violente dispute, contrainte : un seul mot répété une seule fois pour chacun des personnages. Puis deux soeurs, avec comme contrainte de n'utiliser qu'une seule phrase. Puis arrivent Anna et Cécile: même schéma, deux soeurs après leurs plus violente dispute...pas de contraintes. ça n'a pas loupé: tout tournait autour d'un mec... Au bout d'un moment, Jérôme me demande d'intervenir comme étant la personne dont elles parlent, alors qu'elles ne le savent pas. J'entre en scène, les destabilisant complétement. L'impro continue de plus belle, moi ayant tendance à la ramener vers le comique. Sans résultat: l'impro restera dans le dramatique. En effet, Anna, la personne que j'avais trompé pour sa soeur (je ne l'aurais jamais fait en temps normal, je peux vous l'assurer...), s'avance à un moment vers moi après que je l'ai légèrement insulté. Elle de dire "Sors d'ici avant que je ne t'en mettes une". Le truc c'est qu'à ce moment là, une larme a coulé sur sa joue.
Cette larme m'a fait basculé dans le personnage de manière si abrupte que je ne savais plus qui j'étais. La seconde d'avant je sentais encore les gens autour de nous, Cécile qui tentait de nous raisonner. Après la larme, il n'y avait plus que nous deux. Et moi de penser que j'avais fait une grosse connerie en trompant cette fille. Puis de me rendre compte que l'on est toujours dans l'impro. et moi de lui répondre "Essaie". La claque ne viendra pas, Jérôme arrêtant l'impro.L'effet est toujours présent. Cette fille m'a bouleversé. L'effet restera jusqu'au retour à l'appart. A peine rentré, JiF m'appelle pour qu'on se pose dans un café. JiF était arrivé l'aprem du 1er jour et j'ai tout de suite engagé la conversation avec lui, une personne qui fait énormément de choses...
On se retrouve donc avec Isa et Charlotte dans un bar où on croise Gérard Klein. Autour d'un verre les vies défilent...Et quelles vies pour certains! On décide de se retrouver le soir même. Je rentre de nouveau, apprend le texte lit la pièce et les rejoints. Une soirée super, bercé par le jazz, à manger des ailerons de poulet et fumer le narguilé. Je rentre mort de fatigue mais un sourire aux lèvres, hâte de voir la suite des événements...
Mittwoch, 8. August 2007
Florent : 1er jour
4 juillet 2005 : I'm acting in the rain
Réveil à 7h04. Complétement mort avec le ventre qui gargouille, vu que j'ai eu la bonne idée de ne pas manger la veille au soir. Le temps est au beau fixe : comprenez par là que j'ai très bien fait de prendre un parapluie. Après un rapide petit déjeuner, je prends le métro direction Crimée. Le bâtiment apparait. Une respiration et je rentre dans le bâtiment. A ce moment là, j'appréhende cette semaine. Les gens vont-ils être sympathiques? L'ambiance sera t'elle bonne? Je jette un coup d'oeil sur les 3 listes à l'entrée. Un prof pour une vingtaine d'élève. Nous sommes un groupe de 16 (9 garçons et 7 filles...oui ça fait 16!) dirigé par Jérome Dupleix (je lui fait de la pub, là!). Il est 8h30 passé je suis inscris et les cours commencent à...10h. 1h30 pour visiter les locaux et pour rencontrer tout le monde. Les locaux repoussent tout de suite: j'avais l'impression qu'ils étaient en travaux... Loin des photos du dépliant quoi! Il faut savoir qu'il y a 3 locaux à Paris, tous situés au même endroit: rue Archereau, rue Mathis, et avenue Jean Jaurès (les photos ressemblent plus aux locaux de Mathis). Les salles sont tout ce qu'il y a de plus normales. Pas de tables, on est pas à la fac, mais des chaises et un plateau où tout se déroulera...Après avoir visité, je me dirige vers le semblant de cafet, avec water (pas de "s" vu qu'il n'y en avait qu'un...). Peu de personnes, avec qui je me suis empressé de lier connaissance. Deux personnes sont dans mon groupe et à première vue, elles semblent très sympathiques. Plusieurs personnes, voyant que la discussion va bon train de notre côté, viennent nous rejoindre. Et la discussion de reprendre de plus belle, tout le monde se présentant. Le prof arrive et je connais déjà tout le monde : il y a déjà quelque chose entre nous tous.
A 1ère vue, aucune personne n'a de points communs avec les autres. Des goûts tous différents, des personnalités toutes différentes... L'espoir renait: pas de péteux à l'horizon, bien au contraire! La plupart n'ont jamais fait de théâtre et beaucoup désirent intégrer l'école à la fin du stage. D'autres encore veulent prendre confiance en eux... D'autres encore veulent voir un autre aspect du théâtre... Je suis entre tout ça. Le prof arrive et nous propose de nous présenter les uns après les autres devant tout le monde: à première vue, il est très sympathique, mais on ne sait jamais avec les profs... Ce prof s'averera être un des meilleurs que j'ai jamais eu.
Je me propose comme 1er volontaire. Arrivé sur le plateau, l'interrogatoire commence: Présentation, mon livre de chevet ("L'échiquier du Mal, de Dan Simmons"), pourquoi le stage, ce que je fais dans les études, si je veux intégrer l'école, si mes 19 ans se passent bien et enfin si j'ai préparé quelque chose à montrer devant tout le monde. J'aquiesce et ressortunetirade de "On ne badine pas avec l'amour". A la fin, Jérôme me dit ce qu'il va perfectionner, ce qui ne va pas dans ce que je fais... Les cours ont à peine commencés que j'apprends déjà! Je sens que cette semaine va être riche en surprises et surtout très très dure...
Tout le monde passe donc pour se présenter: très peu présentent un travail à la fin de l'interrogatoire (4 sur les 14 (il en manquent 2à ce moment là)) mais une m'amis les larmes auxyeux. A première vue, les groupes sont fait par tranches d'âges: la nôtre va de 17 ans à 21. Une fois les présentations finies, on passe au 1er exercice.
Un cercle au centre duquel une personne se met (moi en l'occurence) puis on doit, devant chaque personne, répéter 3 fois son prénom en faisant 3 fois le même mouvement. A la fin du tour, on choisit une personne au hasard, et les deux personnes doivent faire ensemble le mouvement tout en disant le prénom. Puis on prend la place de la personne qu'on a choisit qui elle va au centre du cercle. Et on répète le schéma. La difficulté arrive à la 3e personne, qui doit refaire tout les mouvements en disant les prénoms dans l'ordre de présentation. Présentement, la 3e personne devait se mettre devant moi, faire mon geste en disant mon prénom (3 fois) puis se mettre devant Isa (la fille qui m'a mis la larme à l'oeil) faire de même, puis faire le tour en se présentant de la même manière. Bien sûr étant donné que j'étais le 1er, j'ai dû tout refaire à la fin... Sans fautes. Je remercie ma mémoire, qui m'aide beaucoup cers dernières années. Il est déjà midi, et on décide d'aller tous ensemble manger un morceau. Les présentations se font plus en profondeurs et je sens les liens se resserrés entre nous...
Les exos reprennent à peine arrivés : tout le monde sur le plateau marche à une allure normale. Puis on doit marcher largement plus vite et au "STOP" de Jérome, tout le monde doit se figer. un exo qui semble facile, mais en fait, c'est tout le contraire, vu qu'on a dû le répéter 7-8 fois. Puis tout en marchant, on devait sourire à la personne qu'on croisait du regard, on devait lui faire la gueule, on devait lui faire faire un pas de valse. "Se rendre disponible". Je sens que c'est une phrase que je vais souvent répéter...
Suit un exercice super sympa: tout le monde en cercle, les bras vers l'avant. Tout le monde s'avance et centre et doit prendre une main dans la sienne (donc au final on a deux mains dans nos mains...sans mauvais jeu de mot). Ensuite, dans le plus grand silence, on...démèle. Et on obtient tout le temps un ou plusieurs cercles!. Suit un travail sur la respiration abdominale: couché par terre et tout en respirant par le ventre, on devait "sentir" ce qui nous entourait dans un espace que délimitait le prof ("Autour de vous", "dans la pièce", "à l'extérieur"...). Pour terminer, nous avons dû montrer nos talents de chanteur! Et la journée se termine sans que je la vois passer...
Une journée riche, très riche même, qui m'a complétement vidé... Je n'ose même pas ressortir à cause de la fatigue... Je me rattraperais! Demain, Jérôme nous présentera du travail!!! Des devoirs de vacances à présenter pour le dernier jour... Cette semaine, je le sens au fond de moi, va être gé-ni-ale...
Donnerstag, 5. Juli 2007
L'aventure continue...
14 juillet: rien de bien nouveau... Le feu d'artifice se fera sans moi, j'en ai peur (et rien à faire par la même occasion). Une semaine que j'avais pas vu le frêre, les retrouvailles furent chaleureuses...et moi de raconter de nouveau ce séjour inoubliables...
3 juillet: Visite et Insolation
Matin, glandouillage dans mon petit lit douillet, même si réveillé à 8h30. A 11h30, je retrouve une amie rencontrée deux ans auparavant dans un camping. Pour conserver son anonymat, je l'appelerais A. Nous partons donc d'Opéra pour visiter le tout-Paris: Musée du Louvre, parc du Luxembourg, petites ruelles sur l'île St-Louis très sympathiques. Pas le temps de m'en rendre compte qu'il est déjà 15h30.
Je voudrais remercier la météo qui annonçait un temps bof-bof: je me suis retrouvé déshydraté au bout de 20 minutes de marche et après avoir acheté un ice-tea j'ai vite compris (en voyant le prix) qu'il fallait absolument que je garde une bouteille d'eau sur moi. On continue avec la visite du centre Pompidou, de Beaux Bourg, Notre Dame et le pont sur lequel grimpe Jet Li dans "Le baiser Mortel du Dragon". Voyant le même bateau passer en dessous je m'attendais à voir Jet Li faire comme dans le film... On s'arrête finalement, complétement mort de fatigue. J'en profite pour appeler Clara (oui, bon l'anonymat, hein!), une amie vue à Dijon quelques jours auparavant. Pas le temps de lui dire quelque chose, elle saute dans le 1er métro en donnant un lieu de rdv...qui s'avère se trouver juste en face de nous! 30 minutes plus tard, la voilà rayonnante et souriante à sauter partout depuis ses résultats au concours de médecine. Nous partons donc tout les 3 sous un soleil de plomb, visiter un Paris que je connaissais pas, et qui à commencer à me faire aimer cette ville...
Décidésà trouver un endroit où se poser (comprendre "bar"), on s'assoit au "Latin Corner" , se remémorant plein de souvenirs. Clara se met à baver devant le serveur (bien foutu, c'est vrai...il faut que je me mette à la musculation!) qui nous amène la carte. On explose de rire devant les noms des cocktails: "Sexy Toy", "Miss Trick", "Rêves Intimes", "Sperme du Serveur" (si si), ou encore "Sex on the kitchen". Arrive alors un couple de retraités qui s'assoit, regarde la carte, se regardent avec effroi, et sort avec précipitation (le signe de croix, je l'ai imaginé, ou bien...). Une fois nos "Femmes Humides" servies (purée ces noms!!!), on jette un coup d'oeil sur les écrans géant placés un peu partout qui passent des moments de la soirée de la veille.. On reconnait le fameux serveur, vêtu d'un simple string, en position impossible avec une serveuse à moitié nue. Assurément, ils ne manquent pas d'idées en soirée. La discussion reprend de plus belle (mais dur de rester concentré quand l'écran se trouve juste devant nous...hum) et l'heure défile à une vitesse dingue. ON décide de partir à la recherche d'un autre café, avec une autre ambiance...qui s'avère être fermé. Les prix me rappelaient plus Dijon que cette ville où les prix crèvent le plafond...
Direction la fac de Clara. Fermé bien sûr pendant les vacances. ça ne l'arrête pas, et la voilà en train de "charmer" les deux types de la sécurités pour essayer de nous faire entrer... J'ouvre grand la bouche sans trop y croire quand les types nous laisse passer... On se retrouve donc dans la fac de médecine de Paris...complétement vide! Un rapide tour des lieux, sans avoir pu jeter un oeil sur un amphi de 2000 places, on s'arrête devant les résultats de concours et on trouve le 1er et le 1685e... On ressort pour continuer notre route et on s'arrête finalement dans un autre bar et les souvenirs décident de refaire surface... Un coup d'oeil sur le portable: 20h21...
...
Quoi? déjà???
On décide de se séparer. En effet les cours commencent demain et j'ai envie de me reposer, surtout que j'ai l'impression de pas me sentir super bien. J'arrive finalement à l'appart, complétement groggy comme après avoir bu de l'alcool, avec un mal de tête digne de ce nom. Je prends une douche rapide me drogue avec ce que je trouve (et qui serait susceptible de me guérir)... Pas le temps d'y penser.
Demain les vrais choses commencent...
Dienstag, 26. Juni 2007
Ca c'est Paris!!!
Pourquoi un LJ? C'est plus un carnet de voyages pour le moment qu'autre chose, mais j'espère le mettre à jour souvent... Même si ces derniers temps je préfère être partout ailleurs sauf devant un pc... On ne peut pas vivre devant un écran... Mais après mûres reflexions, j'ai décidé de le créer... Pour le bonheur et pour le pire ^^
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